AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S’enregistrerS’enregistrer  ConnexionConnexion  
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet
 

Amazing Ghost [R]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Lou Daste
Eat me, Drink me | Welcome in Wonderland.



Age : 19
Inscrit le : 29 Mai 2008
Messages : 234
Activité(s) pratiquée(s) ? : Ski baby.

La Gazette
La Soundtrack De Ma Vie: IAMX - S.H.E
Petit Mot d'Amour Pour: Pompote ♥ et Jared :D
Bottin Des Relations:

MessageSujet: Amazing Ghost [R]   Lun 30 Juin - 21:19

Fabuleux. C'était juste... fabuleux. Lou détestait faire les courses, mais alors détestait vraiment. Elle était trop tête en l'air pour ça, et finissait toujours par heurter quelqu'un avec le caddie, ou détruire la tête de gondole d'essuis-tout, ou oubliait sa carte de crédit à la caisse... une catastrophe ambulante. Mais c'était son tour. Elle avait bien essayé de chouiner, de tirer la manche d'Appolinaire, de lui faire sa plus belle moue en rendant sa lèvre inférieure proéminante, mais rien n'y a fait. Jazz lui rapella qu'il y avait été la semaine dernière, et que de toute façon, il avait d'autres projets pour l'après-midi. Soit. Très bien. Tant pis, qu'il ne vienne pas se plaindre quand elle aura pris la mauvaise sauce tomate avec des poivrons dedans auquels il était allergique, ou de l'huile d'arachide ou lieu de l'huile d'olive. On est pas bon pour tout, dans la vie.

Et puis il fallait dire que Lou ne se facilitait pas les choses. Elle déambulait distraitement dans les rayons avec son casque immense sur les oreilles, d'un orange métallique, dodelinant de la tête au rythme de la musique qui prenait possession de ses oreilles. Oh oui, ce casque rembouré était tellement plus agréable que de simples petits écouteurs, et le son était incomparable! Lou résista à l'envie de fermer les yeux et de se laisser emporter, pour éviter d'empaler les gens dans le même rayon qu'elle. Elle murmurait quelque notes qui restaient au fond de sa gorge, et se laissait glisser les deux pieds sur le caddie quand il n'y avait personne en vue. Secouant la tête en se donnant une claque mentale pour être aussi puérile, Lou attrapa les pâtes et les glissant dans le chariot. Puis elle en prit un paquet en forme de papillons. Oh, et un autre en forme de fleurs. Il y en avait même de toutes les couleurs! Faut-il préciser, Lou adorait les pâtes. Son frère lui avait offert un livre de cuisine merveilleux intitulé '101 façons de cuisiner vos pâtes' et elle s'était rendue compte de tout ce qu'on pouvait ajouter pour accompagner cette délicieuse invention. Après 9 paquets différents chargés, Mademoiselle Daste repris sa course vers le rayon liquide.

Le problème aussi, c'est qu'elle s'arrêtait tous les trois mètres pour observer les gens. Elle se mordit la lèvre inférieure en ayant la folle envie de sortir son carnet à dessin de son sac pour dessiner la petite fille blonde magnifique assise dans le chariot à tresser les cheveux de sa maman qui discutait avec une autre dame. Lou resta les coudes appuyés sur le manche du caddie à regarder la petite fille. Au bout de quelques minutes, cette dernière la remarqua et tourna sa petite tête joufflue vers elle, et lui fit un petit sourie où transparaissait sa langue derrière ses petites dents de lait. Le visage de Lou s'étira en un sourire amusé et elle fit un petit signe de main à la jolie poupée. Puis elle disparût, emportée par sa mère dans un autre rayon. Ce qui ramena Lou à la réalité, çela combiné au fait que le vieil homme à côté d'elle, attendant sûrement sa femme embourbée dans un rayon congestionné de monde, la regardait d'un air étrange, la prenant sûrement pour une folle. Il n'avait peut-être pas tord, elle était là depuis 1h45 selon sa montre et n'avait fait qu'à peine la moitié des courses.

Lou arriva enfin au rayon liquide, plus large, plus frais et moins bondé que les autres. Elle disposa son casque autour de son cou, et passa sa main sur les rangées de bouteilles, appréçiant les ondulations du plastique sur le bout de ses doigts. Elle enfourna un pack d'eau dans son caddie, quelque bouteilles de jus d'orange et de la limonade 'maison', même si le goût n'avait rien à voir avec celui de la limonade qui coulait du robinet de chez elle. Puis elle repéra des bouteilles de jus de fraise a un rayon supérieur. Du. Jus. De. Fraise. Seigneur, cette invention avait été envoyé sur terre pour elle. Bien sûr, à y regarder de plus près c'était de l'eau aromatisée ou quelque chose du genre, mais c'était à la fraise. Le cervau de Lou bloqua à cette information. Elle jaugea de la hauteur en maudissant sa petite taille. Un coup d'oeil à droite, puis à gauche, révèlant qu'aucun vendeur n'était à l'horizon pour lui venir en aide. Lou grommela entre ses dents pendant qu'elle grimpait sur le premier étalage à quelques centimètres du sol pour tenter d'atteindre la bouteille. Ses doigts frolaient le plastique dans un bruit de friction, sa langue souffrait le martyr entre ses dents qui l'emprisonnaient pour se concentrer, et elle finit par se saisir de la bouteille. Alléluiaaa...aaaaAAH!

Ce qui devait arriver arriva, et Lou perdit l'équilibre, basculant en arrière. Elle eut des petites étoiles devant les yeux dues à la frayeur de se voir tomber et de savoir que ça va être douloureux. Mais bizarrement la douleur ne vint pas. Bien sûr, elle reçut un choc dans le dos plutôt violent, mais sentis bien qu'elle n'était pas tombée par terre. Non. Elle était tombée sur quelqu'un, et c'était sûrement pire. Humiliant qui plus est. Deux mains fermes encerclèrent sa taille tandis que ses omoplates cognèrent violement contre une épaule. Lou échappa un 'OUCH' tandis que ses doigts se crispèrent sur la bouteille. Une fois les deux pieds au sol et son équilbre pécairement retrouvé, Lou plaça ses cheveux en arrière d'une main et se retourna pour faire face au sauveur/amortisseur qu'elle avait du amocher. Ecarlate de gêne, elle ouvrit la bouche pour s'excuser lorsqu'elle vit enfin le visage du jeune homme.

Ce fut le noir total, et c'était le cas de le dire. Lou cessa de respirer, la bouche ouverte, les yeux hagards, un violent coup de poignard asséné dans son coeur à la vision de la personne devant elle. Un énorme brique lui tomba dans l'estomac et la tête lui tourna. Clignant des yeux à répétition, Lou ne s'était jamais sentie aussi choquée, aussi en vrac de toute sa vie.

Devant elle se trouvait le grand amour de sa vie qui l'avait laissé tombée six mois plus tôt. Elle n'avait plus eût aucune nouvelle depuis. Une vague de peur et d'adrénaline la submergea complètement au point de l'étouffer presque. Un autre sentiment l'accompagnait: la soulagement de le voir encore en vie. Un luxe, lorsque l'on connait le train de vie du jeune homme.


" Black... " lâcha-t-elle dans un murmure ému et etouffé.

Il était là devant elle. Il était vivant. Il était dans le même supermarché qu'elle. Il était encore plus fascinemment beau que dans tous ses souvenirs. Il était surtout complètement pris au dépourvu.

_________________
JUST THE TWO OF US MEANS BENJAMIN AND ME.
JARED LETO IS GOD. JOIN THE LETOISM.
JE SUIS UNE POMPOTE, JE CHANTE DES CANTIQUES.
NANA EST MA FEMME ♥ ON SE REMARIE QUAND JE SERAI ROUSSE.

Revenir en haut Aller en bas
Black Leest
Knight of excess Keep myself awake



Age : 19
Inscrit le : 14 Avr 2008
Messages : 1364
Activité(s) pratiquée(s) ? : L'attelage

La Gazette
La Soundtrack De Ma Vie: • Beth Rowley ` Angel flying too close to the ground
Petit Mot d'Amour Pour: Elle*
Bottin Des Relations:

MessageSujet: Re: Amazing Ghost [R]   Mer 2 Juil - 18:51

L’espace d’un instant, il crut assister à un chef d’œuvre. L’horizon se dessinait sous ses yeux ébahis, sans la moindre rature. L’air maniait son fusain avec une habileté prodigieuse, proche de celle d’un artiste, bien qu’il n’entre pas dans cette catégorie. Non l’air était un prestidigitateur, un illusionniste capable d’altérer la perception de n’importe quel humain. Et l’image qu’il venait de créer, celle qui se dressait devant Black, comportait une faille non négligeable : le supermarché de Mountain Road. Jamais, au grand jamais, Black ne pourrait mêler la perfection d’un paysage montagnard à l’horrible repère des consommateurs de masse. A n’en pas douter, la supérette était l’ombre du tableau, celle qui d’ailleurs permit de ramener illico presto le jeune homme à sa réalité chimérique.

A sa vie ou plutôt à son brouillon de vie car on ne peut pas dire qu’elle ait été brillamment réussie. Et comble de tout, il allait - d’ici quelques minutes - enfreindre la loi suprême et pénétrer dans l’antre de Satan, dans ce lieu jonchés de rayonnages où il n’avait pas mis les pieds depuis belle lurette. Black s’arrangeait toujours pour trouver une bonne poire - une fille, généralement, allez savoir pourquoi - susceptible de faire les courses - enfin, si toutefois on considère qu’acheter 5 mots griffonnés sur une liste revient à faire des courses - à sa place. Cet endroit avait le don de le rendre malade. Non pas que la climatisation des rayons surgelés soit trop poussée - encore qu’il ait chopé une grippe à cause de ces foutues machines, il y a des années de ça - mais plutôt parce que cette profusion de nourriture lui donnait la nausée. Il y avait trop de choix pour cet élitiste de nature.

Une fois devant, il sortit son paquet de cigarettes, alluma son deuxième poison préféré - pour ne pas dire indispensable - et s’adossa contre un poteau, comme s’il tenait à profiter au maximum de ces derniers instants de répit. Soufflant la fumée avec nervosité, il vit plusieurs regards se tourner vers lui. Le cauchemar commençait. Un cauchemar qui - et c’est probablement le pire - bien souvent naissait tout bêtement de la paranoïa du jeune homme. Black interprétait tout regard posé sur lui - sauf deux, bien sur - comme un blâme, une agression feinte. Il ne pouvait pas croire un seul instant que quelqu’un puisse le regarder avec douceur, condescendance voire même attirance. Ceci expliquant cela, il n’avait jamais compris - non plus - pourquoi tant de filles lui tournaient autour. Ni comment et par quel miracle il avait pu plaire à LA fille. Parfois il s’imaginait et la seule chose qu’il retenait de lui c’était sa propre obscurité, mentale comme physique. Black ressemblait à un monochrome. Un monochrome noir. Avec son pull à capuche noir. Son pantalon noir. Ses chaussures noires. Ses ongles noirs. Ses cheveux noirs. Et ses yeux bleus, rescapés solitaires d’un jeune homme à l’allure si nocturne.

Son pied vint écraser la cigarette au sol et il se décida enfin à pénétrer dans le supermarché, le regard aux aguets. Divers affiches défilèrent sous ses yeux ; une seule retint son attention : les laitages. En se dirigeant vers le rayon, il remarqua qu’il avait oublié de prendre un caddie mais se ravisa aussitôt : il n’en aurait absolument pas besoin. Alors qu’il s’emparait de plusieurs packs de compotes de pomme, il sentit un regard curieux se poser sur lui. Il détourna la tête et tomba nez à nez avec une blonde, le genre pas écervelé, pour une fois. Elle lui adressa un sourire poli - charmeur peut-être mais peu lui importait - sourire auquel naturellement, il ne répondit pas. Il se contenta de la dévisager, sans pour autant porter un regard négatif sur elle. Il l’observa longuement, sans bouger d’un fil, jusqu’à ce qu’elle se décide à céder. A détourner les yeux. Ce qu’elle fit. Le regard pleinement satisfait, Leest s’éloigna et se prit à imaginer les pensées de cette fille. Peut-être avait-elle vu en lui un père de famille nombreuse. La blague du siècle.

Tout en réfléchissant, il parvint au rayon des boissons. Il se mit à observer d’un œil curieux une brune lui rappelant drôlement quelque chose ou plutôt quelqu’un - de dos, du moins - mais il se dit qu’il devait probablement rêver et comme pour se changer les idées, il entreprit d’attraper un pack de bières, pack situé juste à côté de l’or tant convoité par la demoiselle. Au moment précis où sa main s’empara des canettes, la jeune inconnue bascula en arrière et finit son plongeon en arrière… sur lui. Encore sous le coup du choc, Black demeura silencieux, deux mains protectrices posées sur sa taille, persuadé qu’ils méritaient tous deux un lapse de temps nécessaire histoire de reprendre conscience. Sauf que non. Sauf qu’il n’eut pas ce temps. Parce qu’elle se retourna pour le remercier. Et qu’étrangement, c’est lui qui eut envie de remercier le ciel, la terre, Dieu, la vie, les oiseaux, le football, tout. Parce que c’était elle, là, sur lui. Et que voir son visage le stimulait plus encore qu’une électrode. Il se sentait vivant comme jamais.

Puis il entendit son prénom. Son sombre prénom. Et son visage se crispa ; son attitude aussi. Il se montra froid, distant même, car elle venait de lui rappeler son identité et par là même, la décision qu’il avait prise 6 mois plus tôt. Il eut du mal à déglutir et la fixa sans bouger, de nouveau impassible. Et pourtant Dieu sait qu’il ressentait des choses. Des choses absolument inexplicables car bien trop puissantes. Là, tout partout, en lui. Ca vibrait. Son cœur s’amusait à faire du trampoline depuis déjà une bonne minute maintenant. Comme elle était belle ! Si belle ! Plus belle que toutes les femmes qu’il avait croisé dans ce monde. Elle avait encore et toujours cette odeur de pomme. Appétissante, sucrée. Cette odeur qui faisait d’elle un fruit à croquer, à dévorer sur le champ. Sauf qu’elle ressemblait plus à un fruit interdit qu’à autre chose. Il enleva brusquement ses mains et détourna les yeux vers son pack de bière - résistant - et ses compotes - foutues, pour la plupart.


« …Ou plutôt ce qu’il reste de lui » lâcha-t-il sur un ton détaché tout en frottant légèrement son coude.

A nouveau il sentit d’innombrables regards s’attarder sur lui ou plutôt sur eux. Non pas parce qu’ils venaient de se ridiculiser - encore que ce soit possible - mais plutôt parce que tous semblaient se demander pourquoi l’air était soudainement devenu plus tendu, plus lourd. Les consommateurs du jour ignoraient encore que Lou et Black ne ressemblaient à aucun être humain normalement constitué. Ils se comportaient comme deux allumettes : il leur était tout bonnement impossible de communiquer autrement qu‘en s’enflammant.

Ses yeux, qui sont les yeux d’un ange,
Savent pourtant, sans y penser,
Éveiller le désir étrange
D’un immatériel baiser.


[J'ai pas pu résister hey]
_________________
BIENTOT DANS LES SALLES "LA POMPOTE", UNE CO-PRODUCTION NALOOLANDIENNE
PRESIDENTE DE LA J. TEAM : CHERISSONS LES J, VIOLONS J. DEPP & J. LETO
HE ARNOLDIENNE A TEMPS PLEIN AVEC SA CREATEUSE-VANITEUSE FRAMBOISEE
POUR QUE LES MUSICIENS INDIENS DE SAINT-MICHEL SOIENT MEDIATISES
LOS KOYAS CA DECHIRE SA RACE PUTAIN ! ♥
HALLAM FOE PENSE COMME PERSONNE
JE VEUX UN FRANCK ET UN PHILOU LA TOUT DE SUITE MAINTENANT
Revenir en haut Aller en bas

Amazing Ghost [R]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: Les Alentours :: Supermarché 24/7-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet