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Drinking like a real irish > New Soul [Res.Mary]

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Appolinaire Daste
Jazzboy [*] Bad bad rock this here revolution rock



Age : 18
Inscrit le : 12 Avr 2008
Messages : 324
Activité(s) pratiquée(s) ? : Snow

La Gazette
La Soundtrack De Ma Vie: Tout va bien - Cali
Petit Mot d'Amour Pour: Gabin. Sweet little pepper love.
Bottin Des Relations:

MessageSujet: Drinking like a real irish > New Soul [Res.Mary]   Mer 23 Avr - 14:39




I'm a new soul
I came to this strange world
Hoping I could learn a bit about
How to give and take

free music




    Assis au comptoir du bar, Appolinaire Daste fêtait d’une simple bière son arrivée à la montagne. Ce qui paraissait un peu triste, somme du père, il n’avait que lui-même pour boire, puisqu’en arrivant avec Gabin, il n’avait osé aborder personne. Mais bizarrement, malgré toutes ces contraintes de la paternité, le jeune homme sentait pour une fois depuis longtemps remonter dans son corps un sentiment oublié : il était heureux. Gabin dormait là-haut, dans la suite, il s’était écroulé au deuxième chapitre d’Abarat ; il l’avait regardé longuement, son petit ventre se soulevant à intervalles réguliers, sa respiration chaude de petit garçon envoyant en l’air une mèche de ses cheveux bruns. Appolinaire s’était demandé où était Roll, où était la deuxième partie de son fils. Puis il avait embrassé le front de l’enfant, avait enfilé un tee-shirt blanc cassé à ’effigie de Rimbaud, sa veste de velours, et était descendu au bar, sans fermer la porte au cas où Gabin n’arriverait pas a dormir. Il faisait totalement confiance au petit.

    En renversant le goulot de la bière, il laissa couler contre ses lèvres, dans sa bouche puis dans sa gorge le liquide ambré. Et ce que c’était bon…La première gorgée de bière. L’espoir d’un renouveau. La vie qui continue malgré les fragments de cœur perdus. Et, maintenant, après, pour toujours, mille cœurs debout et flamboyants à l’attaque, armés d’espoir. N’importe quoi. Il se tourna sur sa chaise et regarda autour de lui, caressant du bout des doigts son poignet sur lequel Gabin avait tracé au feutre rouge sang le mot ‘magie’ maladroitement. Il remonta plus haut, jusqu’à son bracelet les papas=les mamans et il soupira, bien décidé à ne pas se laisser gagner par la tristesse, la nostalgie ou un autre de ces sentiments a la con. Autour de lui, les gens dansaient, s’engueulaient, vivaient. Cliché typique du garçon débarquant pour la première fois dans un bar, Appolinaire sentit quelqu’un s’asseoir –s’avachir, plutôt- à sa droite. L’homme dégageait d’insupportables vapeurs d’alcool.

    Le jeune papa se retourna doucement pour faire finalement face à un rouquin d’une quarantaine d’années environ, les yeux écarquillés comme s’il avait vu un fantôme, barbu mais de manière complètement asymétrique, une touffe par ci, une autre par là…Appolinaire l’examina détails par détails, attendant une réaction quelconque, une phrase, un début de spasme annonçant le misérable vomi de fin de soirée. Mais non, l’homme resta assis, l’air ballot, la bouche a demi ouverte et la tête légèrement penchée vers l’arrière. Le jeune père chercha des yeux un serveur, un barman, quelqu’un qui sache qui il était, et pourquoi il l’observait comme ça. Et comme personne ne semblait faire attention à la scène, il recentra son regard vers le rouquin et, tout simplement, lui sourit. En face, il sembla vouloir l’imiter, mais ne parvint qu’a faire une mimique absolument horrible évoquant un ours devant une nouvelle proie facile. Le visage d’Appolinaire redevint neutre, il bougea la tête de droite à gauche pour voir si l’autre était au moins en état de le suivre des yeux. Que neni.


    « Z’auriez pas une cigarette ? »

    Appolinaire sourit. Tout ce truc psychédélique pour une cigarette ? Pas mal. Il devrait y avoir plus de moment comme ça dans une vie, jugea-t-il. Et puis il décida qu'il donnerait en effet une cigarette au pauvre monsieur, qui semblait trop écossais pour être vrai, mais uniquement s'il arrivait a suivre des yeux son mouvement de tête. Il reprit donc les allées et retour de son visage triangulaire, ses yeux bleus comme une orange restant fixés sur l'ivre qui était un peu pris au dépourvu. Et puis l'homme contracta les sourcils, au prix d'un effort suprème, et commença doucement a attacher son regard bleu-roux à celui définitivement gouffre d'Appolinaire. Il y arrivait. Il suivait. Le papa arrêta ses ronds qui commençaient a lui donner la nausée et chercha dans sa poche de veste son paquet d'American Spirit. Il l'ouvrit, en tira un de ces petits tubes meurtriers et le cala entre les deux lèvres de l'écossais qui eut un rire de gamin et reprit sa mimique chasseresse. Comprenant qu'il ne le ferai pas seul, le jeune homme alluma avec son zippo la cigarette. Son voisin n'en tira même pas une taffe, juste content de la sentir se consumer dans sa bouche et venir lui piquer les yeux. Appolinaire soupira comme pour clore la conversation, et se recentra sur sa bouteille de bière qui était horriblement vide. Il en demanda une autre au serveur qui eut un sourire et désigna le voisin oublié.

    "Z'auriez pas une cigarette?"

    Le jeune père prit une gorgée de sa nouvelle bière, hésita un instant puis repris sa position précédente, et ressorti son paquet de sa poche. Il planta la deuxième cigarette juste a côté de la première. Dès qu'il l'eut allumé et que l'homme se trouva avec deux clopes allumées dans la bouche, il prononça sa phrase favorite une troisième fois. Appolinaire s'executa, et ainsi de suite jusqu'à ce que l'homme ai sept cigarettes gentiment alignées dans la bouche. Il eut encore cet éclat de rire animal d'enfant un peu stupide et beaucoup bourré, que cette fois le père continua, trouvant la situation assez marrante en fin de compte. Et puis, à ce moment là, la porte a double battant du bar se tourna, laissant place a un groupe de gens ne semblant pas tous se connaitre, dont...


How can we stay outside?
There's a beautiful mess inside
How can we stay outside?
There's a beautiful mess inside...

_________________
Cali & Mike Scott lover
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Mon amour, tu es la poésie
Ton visage est poésie, ton odeur est poésie
Ton .... est poésie! LIES! Ton ... est poésie!!!
HERE IS A LIST OF LIES
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Mary Chambers
LouTellement naturelle, religieusement cruelle.



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MessageSujet: Re: Drinking like a real irish > New Soul [Res.Mary]   Mer 4 Juin - 12:34

« Dites, vous auriez du feu ? »

Mary sortit une briquet de son sac à main.

« Merci. »

Elle ne savait pas depuis combien de temps elle était assise là, sur ce banc à enchaîner clope sur clope. L'air frais et doux venait lui caresser le visage, elle se sentait bien assise ici, emmitouflée dans une grosse écharpe en laine semblable à celle que lui tricotait sa grand mère étant enfant, et qui lui cachait une bonne partie du visage, révélant à peine ses yeux et sa tignasse blonde mal peignée. C'était comme si, pendant ces quelques minutes, elle avait été coupé du monde qui l'entourait, coupé de ces gens qui allaient et venaient devant elle d'un pas pressant pour aller vite trouver de la chaleur dans le bar d'en face dont la musique qui en provenait était devenue aux oreilles de Mary qu'un simple bruit de fond. Et qu'est-ce-que ça faisait du bien ce sentiment de sérénité intérieur, qui fut malheureusement vite interrompu par ce type au briquet.

« Je peux vous inviter à boire un verre ? » demanda-t-il finalement en rendant le briquet à Mary d'un air parfaitement assuré.

Perfecto en cuire, odeur de cigarette froide, clope au bec, ce type lui rappelait étrangement son ex-petit ami de l'époque du lycée, ce qui la secoua un peu. Mais peut importe, elle avait une affreuse envie de bière.


« D'accord. »
« D'accord ? »
« Oui. »

Elle attrapa son sac et parti en direction du bar d'en face, le Martini, avec son nouveau compagnon de beuverie. Ils se glissèrent dans le petit groupe compacte devant l'entrée avant de pousser la porte à double battant du bar. Machinalement, Mary jeta un regard furtif autour d'elle pour prendre connaissance des lieux. Mais toute son attention fut arrêtée par une personne qui lui faisait face au bar. « Appolinaire. » murmura-t-elle du bout des lèvres. Ses yeux clairs posés sur lui, elle étaient comme figée. Ca faisait quoi six mois, sept, ou plus ? Cette semaine en Irlande, à écumer les pubs en la compagnie d'Appolinaire. Ce sentiment étrange qui les animaient. Et puis plus rien. Ils avaient décidé de ne pas vouloir provoquer le destin. Sa présence ici, c'était tellement,... tellement étrange, inattendue, curieux, invraissemblable, voir surprenant.

« Ca ne va pas ? »
« Si, si, c'est que... » elle détourna finalement ses yeux sur le type du briquet qui était toujours posté à côté d'elle et dont elle en avait pratiquement oublié la présence « Vous, vous voulez bien m'excuser une minute ? »
« Heu,.. Oui, oui bien sûr ! »

Elle se fraya timidement un chemin parmi les clients jusqu'au bar, jusqu'à faire face à Appolinaire. C'était comme un retour accéléré de quelques mois en arrière, comme si rien n'avait changé, comme s'ils n'avaient jamais quitté ce pub Irlandais. Ses yeux graves posés dans ceux du beau brun, Mary lui adressa un large sourire qui trahissait son allégresse à ce moment là.
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You're watching yourself but you're too unfair
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